Giovanni Papini, La vie de personne, Paris, Allia, 2009

ISBN 978-2-84485-298-4
48 p., 14 x 10 cm, 3 €

Traduit de l’italien par Hélène Frappat

http://www.alliaeditions.com

http://www.amateur-idees.fr/La-condition-humaine.html

Pourquoi se fatiguer à relater une vie sans éclat ? N’est-ce pas se rabaisser au pathétique des héros et adresser des louanges imméritées à l’existence ? Voilà pourquoi Papini le provocateur se propose d’écrire, en 1912, une Vie de Personne, dédiée à Personne et qui se fout bien des règles du monde.

Esthète bavard, agitateur volubile, il nous raconte un morceau de notre vie qui nous échappe ; ce moment qui dépasse la mémoire et commence par l’acte d’amour : "Moi je me rappelle avoir été germe barbotant dans le sperme des testicules paternels et je me rappelle avoir eu depuis lors une volonté extrême de vie et de liberté." Et effectivement, ce gamète enragé s’installe dans le ventre de sa mère pour prospérer sans égard pour elle.

Ce voyage intra-utérin offrira à l’embryon l’opportunité de clamer sa haine envers ses géniteurs, son insatiable et absurde désir de vivre ; avant d’éclore enfin, de s’affranchir par la naissance – ce premier sanglot qui ne s’arrête jamais.

Extrait :Qui peut dire mieux que moi à quel point ma vie ne mérite pas qu’on en fasse l’histoire ? Le Duc de Saint Simon a déjà écrit, au dix-septième siècle, les paroles adéquates : "force vent et parfait vide". Si moi je vous disais que je ne suis jamais né vous ne le croiriez pas, et je veux m’épargner cet affront ainsi que tous les autres que je pourrais aisément rencontrer. Mon but est autre et je ne le dirai qu’à la fin, à la dernière page, dans l’avant-dernière ligne de la dernière page, pour vous contraindre à lire tout ce qu’il me plaira de dire et inventer et remémorer entre ces premières lignes et les dernières.

 

 

Maria Pia De PAULIS-DALEMBERT, Giovanni Papini. Culture et identité, Presses Universitaires du Mirail, Toulouse, 2007

ISBN 978-2-85816-904-7
188 p., 13,5 x 22 cm, 26 €

http://w3.univ-tlse2.fr/pum/Presentation-des-PUM

Personnalité controversée de son vivant déjà, Giovanni Papini continue de susciter une grande attention critique en France et en Italie. De sa riche activité culturelle, ce volume privilégie les aspects liés à sa vocation d’intellectuel engagé dans la modernisation de la culture et dans le débat historique de son époque. Papini a été tour à tour médiateur entre les artistes italiens et les avant-gardes françaises, découvreur de la philosophie intuitionniste de Bergson, fondateur de revues littéraires et idéologiques et patriote favorable aux deux guerres mondiales au nom de la reconstruction de l’identité nationale. Ces diverses facettes de son action intellectuelle, qui ont fait de lui un esprit inquiet et un agitateur d’idées dérangeant dans le panorama italien du XXe siècle, révèlent une grande cohérence de pensée. La fidélité à une interprétation ethnique de la nation et de l’histoire explique la continuité idéologique de Papini, mais aussi son besoin constant de rupture. L’esprit de rébellion, la satire et la virulence de ses propos sont soulignés au cours de sa longue fortune française. La dernière partie de ce volume, qui retrace en effet la réception contrastée de Papini en France, met en perspective son expérience créatrice et fournit, par le truchement du regard français, une lecture globale de son œuvre.

 

Giovanni Papini, Gog, Paris, Le Nouvel Attila, 2007

Traduction de René Patris,
complétée par Marc Voline
70 Illustrations signées
Rémi
"Collection Nocturne"
352 p., 14x20 cm,
20 €
ISBN 978 2917 084007

Un chapitre
Il Prix Nocturne
La
recensione di François Rivière su Le Figaro

GOG est le défilé cynique, maniaque et hyperbolique des artistes, des inventeurs et des ingénieurs les plus originaux de leur temps, qu’un milliardaire excentrique et cosmopolite fou, nommé Gog, "collectionne" pour tromper son ennui. La "musique du silence", la "sculpture invisible", la "chirurgie morale", la vente aux enchères de la république... Tout, dans cette civilisation régie par le nombre et par le progrès, finissant par se vendre, cet homme qui peut tout acheter se meurt d’ennui et d’horreur. Solitaire invétéré, ne croyant plus à rien, défiant l’espace et le temps, Gog est contre la modernité : mais aussi contre le ciel, la terre, l’Histoire, la célébrité, les villes, la littérature et la bonne santé. Amateur de contre-pieds, de paradoxes, de simulacres, Papini délivre, avec humour et exagération, une vision du monde dénuée de tout romantisme, mais ponctuée de quelques éclairs oniriques que n’auraient pas renié Borges ou Chesterton. http://remi.over-blog.fr/album-1009379.html

Philosophe, érudit et polémiste italien, Giovanni Papini (1881-1956) est un jeune homme turbulent, "farfadet anti-académique" ayant épousé toutes les avant-gardes. Figure centrale du bouillonnement intellectuel florentin, il fut l’animateur de dizaines de revues iconoclastes, dont la très futuriste Lacerba, et écrivit son autobiographie à l’âge de... 25 ans (Un Homme fini). Misanthrope riant, qui rêvait d’organiser des autodafés hebdomadaires des manuscrits médiocres et des livres sans talent, Papini est une "bombe textuelle" qu’il est urgent de faire redécouvrir. Du même auteur viennent de paraître les nouvelles fantastiques du Miroir qui fuit, dans la collection "Bibliothèque de Babel" (FMR/Panama).

Viré de Libé et de Charlie Hebdo pour sa vision trop radicale de l’actualité, Rémi a publié plusieurs anthologies de dessins acides parus dans les Nouvelles dieppoises. Habitué de Streetburger et d’Hôpital brut, auteur d’un Manuel de la survie (éd. Jean-Pierre Faur), il fabrique aussi des mouches, des jouets et des machines, et travaille régulièrement pour CQFD. (dal sito www.co-errances.org)

 

 

Giovanni Papini, Le Miroir qui fuit, Paris, Editions du Panama, 2006

Traduction de Nino Frank,
Introduction de Jorge Luis Borges ,
"Collection La Bibliothèque de Babel "
141 p., 12 x 22,5 cm, 20 €
ISBN 978-2755701265

www.editionsdupanama.com

La recensione di Mikaël Demets su www.evene.fr

Extrait de l'introduction:

Non sans une timidité ô combien justifiée, un Argentin de souche, de Rome le rejeton éloigné, se risque à préfacer un livre de Gian Falco pour des lecteurs italiens - c'est sous ce pseudonyme que j'ai fait sa connaissance. Je devais avoir onze ou douze ans quand j'ai lu, dans un quartier des faubourgs de Buenos Aires, Le Tragique quotidien et Le Pilote aveugle, dans une méchante traduction espagnole. A cet âge, on savoure la lecture, on en jouit et on ne juge pas. Stevenson et Salgari, Eduardo Gutiérrez et Les Mille et Une Nuits, sont des formes du bonheur et non pas matière à jugement. L'idée de comparer ne vous effleure même pas, le plaisir vous suffit. J'ai lu Papini et je l'ai oublié. Sans m'en douter, je me comportais de la manière la plus sagace - peut-être l'oubli est-il une forme profonde de la mémoire. Quoi qu'il en soit, je veux rapporter une expérience personnelle. À présent, en relisant ces pages si lointaines, je découvre en elles, avec reconnaissance et stupéfaction, des fables que j'avais cru inventer et que j'ai élaborées de nouveau à ma façon en d'autres circonstances de l'espace et du temps. Plus importante encore a été la découverte d'un climat en tout point identique à celui de mes fictions. Des années plus tard, j'aborderais, sans davantage de chance, L'Histoire du Christ, Gog et le livre sur Dante, volumes rédigés, comme on peut le soupçonner, en vue d'en faire des best-sellers. Semblable à Poe, à n'en pas douter l'un de ses maîtres, Giovanni Papini n 'entend pas que ses récits fantastiques apparaissent comme réels. D'emblée, le lecteur éprouve l'irréalité de l'atmosphère de chacun d'entre eux. J'ai mentionné Poe, on pourrait ajouter que c'est là la tradition des romantiques allemands et des Mille et Une Nuits. Ce propos d'irréalité correspond à ce que nous savons de sa destinée, constamment guettée par la menace du cauchemar qui, au cours de ses dernières années, le cerne inexorablement. Dépouillé de presque tous ses sens par un mal profond, il dicte ses derniers "éclats" à sa petite-fille Anna Paszkowski alors que seule lui reste la raison.

Jorge Luis Borges

L'ouvrage:

Introduction de Jorge Luis Borges

Le Miroir qui fuit
Deux images dans une conque
Histoire totalement absurde
Une mort mentale
Dernière Visite du Gentleman malade
Je ne veux plus être ce que je suis
Qui es-tu ?
Le Mendiant d'âmes
Suicidé en lieu et place
La journée non rendue

 

 

 

Rémi Rizzo, Le Fou de Dieu "Papini", Société des Ecrivains, 2000

Editeur: Société des Ecrivains, 2000

ISBN: 2844345190

http://www.alapage.com

Après avoir exalté Nietzsche et subi l'influence du futurisme italien, Papini écrivain italien du XXe siècle, glorifie le christianisme à la suite d'une conversion spectaculaire.

Cet ouvrage met l'accent sur les talents de polémiste de l'ateur, en reliant parfaitement l'homme à son oeuvre.

En fait, l'apostat se révèle etre le fou du Christ.

Papini nous donne une image vivifiante et substantielle du Christianisme.

Le sujet de l'ouvrage est d'ailleurs très actuel car il traite du désir de spiritualité qui sommeille en chacun de nous.

Né en 1957 à Paris, l'auteur, passionné de littérature et d'histoire, sintéresse fortement à l'importance du religieux dans la culture occidentale. il souligne que le passage du paganisme au christianisme constitue l'une des pierres angulaires de notre civilisation.

 

Altre edizioni:

Traduzioni in francese:

Trois nouvelles (Le dèmon m'a dit, Deux images dans un bassin, Celui qui ne put aimer), traduit par Paul-Henry Michel, in "Mercure de France", 1 novembre 1907

Histoire du Christ, traduit par Paul-Henry Michel, Payot, Paris, 1922

Le crépuscule des philosophes: Kant, Hegel, Comte, Spencer, Nietzsche, traduit par Juliette Bertrand, Chiron, Paris, 1922 Le démon m'a dit - Nouvelles et essais, traduit par Paul-Henry Michel, Payot, Paris, 1923 Un homme fini, traduit par Henry-R. Chazel, Perrin et C., Paris, 1923

Saint Augustin, traduit par Paul-Henry Michel, Plon, Paris, 1930

Gog, traduit par René Patris, Flammarion, Paris, 1932 Dante vivant, traduit par Juliette Bertrand, Grasset, Paris, 1934

Les temoins de la passion, traduit par Fernand Hayward, Grasset, Paris, 1938

Un homme fini, traduit par G. Petit et Ch. Dessart, Charles Dessart, Paris, 1942

Visages découverts, traduit par Georges Petit, Charles Dessart, Paris-Bruxelles, 1942

Lettres aux homme du Pape Célestin VI, traduit par Juliette Bertrand, préface de Marcel Brion, Editions du Pavois, Paris, 1948

Michel-Ange, traduit par Fernand Hayward, Flammarion, Paris, 1950

Le livre noir, traduit par Julien Luchaire, Flammarion, Paris, 1953

Le Diable, traduit par René Patris, Flammarion, Paris, 1954

La seconde naissance, traduit par Philippe Marceliaire, préface de Daniel-Rops, Centurion, Paris, 1962

Le miroir qui fuit, traduit par Nino Frank, préface de J.L. Borges, Retz/F.M. Ricci, Coll. Bibliothèque de Babel n° 7, 1978

Remy de Gourmont, traduit par Thierry Gillybœuf,  in Nouvelle Imprimerie Gourmontienne, n° 1, automne 2000

Critica

P.H. Michels, Quelques mots sur l'"Histoire du Christ" de G. Papini, Amiens, 1922

Juliette Bertrand, "Trente ans d'amitié avec Papini" in Les Nouvelles Littéraires, 24 fevrier 1949

Godelieve Gerard, Giovanni Papini à la Recherche d'une Vérité absolue. Son évolution spirituelle de 1903 à 1921, Université catholique de Louvaine, 1961

Vintila Horia, Giovanni Papini, Wesmael-Charlier, Paris, 1963

Janvier Lovreglio, Une odyssée intellectuelle entre Dieu et Satan. Giovanni Papini (1881-1956), Lethielleux, Paris. Vol. I, L'homme, 1973. Vol. II, La pensée, 1975. Vol. III, t. I, L'ecrivain, 1978. Vol. III, t. II, L'ecrivain, 1981

Alain Goulet, Giovanni Papini juge d'André Gide, Avec de nombreux inédits d'André Gide, de Giovanni Papini et de plusieurs autres auteurs, Centre d'Études Gidiennes, Lyon, 1982

Maria Carla Papini, Giovanni Papini: entre surréalisme et réalisme magique, in Les assassins du clair de lune. Questions sur le Futurisme italien, Marseille, Editions Via Valeriano, 1992.

La société secrète des Métaphysiciens : Philippo De Pisis, Giovanni Papini, Ardengo Soffici in L'Ennemi, Revue dirigée par Gérard-Georges Lemaire, L'Italie de la métaphysique, 1994

 Antologie


Menù

Curiosità

Opere

In Libreria

Testi

Saggi

Ritratti

Mostre

Bibliografia